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	<title>MEDEF Hautes Falaises</title>
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	<description>Un site utilisant Medef Territoriaux</description>
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		<title>Point presse mensuel de septembre 2011</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:04:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>medef-hautes-falaises</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Situation économique et financière Après avoir fait un tour des fédérations professionnelles, des Medef territoriaux – nous avons donc ainsi une bonne représentation de l’économie réelle – , il apparait que, pour le moment, nous avons une situation stable sur le plan économique. Nous avions tous, et je l’avais dit avant l’été, enregistré un ralentissement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[</p>
<p><b><span>Situation économique et financière</span></b></p>
</p>
<p><span>Après</span> avoir fait un tour des fédérations professionnelles, des Medef territoriaux –<span> </span>nous avons<span> donc</span> ainsi une bonne représentation de l’économie réelle – , il apparait que, pour le moment, nous avons une situation stable sur le plan économique. Nous avions tous, et je l’avais dit avant l’été, enregistré un ralentissement mais, aujourd’hui, à la sortie de l’été, il n’y a pas dans l’économie réelle d’aggravation de ce ralentissement. <span>C’est </span>&nbsp;un premier point qu’il faut bien avoir à l’esprit. Ceci s’explique notamment par le fait que beaucoup d’entreprises et &nbsp;pas simplement aujourd’hui les très grandes mais également les entreprises de taille moyennes –évidemment les entreprises de taille intermédiaires mais<span> aussi</span> beaucoup de PME – se sont beaucoup internationalisées ces dernières années. <span>Elles</span> sont désormais en mesure d’aller chercher de la croissance dans les pays émergents. Or, n’oublions pas que la Chine, par exemple, pour ne citer qu’elle, reste dans une progression assez forte&nbsp;: sur rythme de 7% l’an.&nbsp; <span>Une</span> fois que nous avons dit cela et une fois que nous avons échangé sur cette situation, il est évident que nous avons consacré beaucoup de temps dans nos débats à la situation sur les marchés financiers, à la situation propre des banques françaises et par conséquent aux enjeux européens. &nbsp;Premièrement,<span> nous disons qu’</span> il ne faut pas oublier que la dégradation de la situation, par exemple celle qui affecte les banques aujourd’hui est liée aux dettes des Etats. Je crois que c’est important de<span> le</span> rappeler pour ne pas se tromper sur les solutions à mettre en œuvre. Quand nos banques sont attaquées, cela revient presque à dire que nos Etats sont attaqués. C’est parce que les banques détiennent de la dette de tel ou tel Etat qu’elles sont fragilisées, qu’elles suscitent un doute chez les investisseurs. Donc, nous en concluons fort logiquement que l’assainissement des finances publiques de tous les Etats européens, doit rester une priorité. <span>C’est</span> le premier point.</p>
<p>Le deuxième poin<span>t&nbsp;: </span>&nbsp;nous savons tous, évidemment qu’il y a un problème grec. Qu’il faut bien mesurer l’extraordinaire difficulté à laquelle sont confrontés nos amis grecs. Qu’il y a des choses qui ne relèvent absolument pas de notre compétence, mais qu’en revanche les aider à retrouver le plus vite possible le chemin de la croissance, c’est-à-dire des investissements, du développement de projets, est presque aussi important que l’exécution de leur plan et des engagements qu’ils ont à l’égard des institutions internationales, de l’Union Européenne, de la zone Euro et du FMI. Et là, nous avons, nous patronat, peut-être quelque chose à faire<span>. </span>&nbsp;<span>N</span>ous allons en tout cas en discuter avec nos homologues allemands<span>. Mais</span> nous voulons dire aussi aux institutions européennes, à la Commission notamment, qu’il y a une aide à apporter dans cette direction à la Grèce. </p>
</p>
<p><b><span>Construction européenne</span></b></p>
</p>
<p>Troisièmement, aujourd’hui, s’il y a une chose, qui ne fait aucun doute dans l’esprit des chefs d’entreprise quels qu’ils soient, c’est bien que nous voulons garder l’Euro et que nous voulons pour cela aller plus loin dans la construction européenne. <span>Des</span> progrès majeurs ont été faits ces derniers mois, qui ne sont pas vus. Ces progrès ne sont à nos yeux mesurés à leur juste importance ni par les commentateurs d’une manière générale, ni par les investisseurs. Il convient donc de leur rappeler que les décisions du 21 juillet constituent des étapes extraordinaires de la construction européenne<span>. A</span>ujourd’hui entre Français et Allemands nous parlons de gouvernance économique européenne, ce qui était inconcevable il y a à peine 6 mois. Et d’ailleurs, c’est peut-être une des choses les plus importante, nous avons décidé en Conseil exécutif de proposer<span> –</span> <span>et</span> nous savons qu’ils vont accepter<span> –</span> à nos homologues allemands, le BDI et le BDA, de mettre en place un groupe de travail commun, rassemblant des membres de nos instances dirigeantes respectives pour avancer ensemble sur plus de convergence encore. <span>Cela</span> a l’air peut-être assez banal mais cela ne l’est pas. C’est le signe qu’il n’y a aucun doute sur la direction que les décideurs économiques de part et d’autre du Rhin veulent prendre. C’est d’ailleurs un message aussi que j’adresse aux investisseurs. A ceux qui doutent de la volonté de défendre l’euro et même d’aller plus loin encore sur la zone euro, nous répondons, nous, patronat français et patronat allemand&nbsp;: vous vous trompez, nous sommes prêts à aller plus loin. Et pour cela il faut évidemment une intégration politique renforcée. Pour aller vers une plus grande intégration politique, il faut préparer des convergences. On a souvent parlé des convergences fiscales. Nous disons et nous ajoutons à cela, il faut penser aussi les convergences sociales. C’est ainsi que l’on pourra ensemble définir les conditions d’une bonne compétitivité et cela répond exactement à ce que nous disons &nbsp;depuis un peu plus d’un an maintenant&nbsp;: compétitivité équitable. Il faut l’équité entre nous, entre tous les partenaires européens, entre tous les partenaires de la zone euro. C’est cela aller vers plus de convergence. </p>
<p>Donc premièrement, nous sommes mobilisés&nbsp;; deuxièmement, nous sommes impliqués. Dans les semaines et les mois qui viennent, nous prendrons toutes les initiatives au fur-et-à-mesure que nos projets auront mûri ou que les événements le demanderont pour indiquer cette voie vers une plus grande convergence.</p>
<p><span>Nous</span> mesurons la difficulté de la situation. Ceci nécessite beaucoup d’efforts. Il y a des moments où on peut être inquiet, mais fondamentalement ce qui ressortait de la conversation de près de 45 personnes autour de la table du Conseil exécutif, c’était, sur le moyen terme, une très grande confiance et la conviction qu’il y avait beaucoup, beaucoup d’idées, je dirais même de créativité, d’ébullition, tant chez les financiers<span> et</span> les chefs d’entreprise,<span> que,</span> je pense aussi<span>,</span> chez les syndicalistes et bien sûr chez les politiques<span>.</span> <span>De</span> tout cela sortir<span>ont</span> des solutions, non seulement solides mais très pérennes.</p>
</p>
<p><b><span>Discipline budgétaire</span></b></p>
</p>
<p>Alors évidemment, et c’est le deuxième volet de ce que nous avons examiné, ce<span>la</span> suppose que dans chaque pays l’effort budgétaire, la discipline budgétaire, soient respectés. <span>Nous</span> soutenons, nous l’avons déjà dit plus d’une fois, l’engagement du gouvernement français à bien respecter la trajectoire budgétaire. Il nous semble cependant important de rappeler que s’il faut assainir les finances publiques et le faire selon un planning respecté, il faut aussi permettre la croissance. Pour permettre la croissance, il ne faut surtout pas alourdir les charges sur les entreprises. Donc, il y a pour nous deux choses absolument intangibles, sur lesquelles il n’est pas question qu’il puisse y avoir des retours en arrière. Je le dis alors que nous sommes à quelques jours de la présentation du PLF et du PLFSS, ce sont les allégements de charges et tous les dispositifs liés à la recherche et à l’innovation. Nous savons aussi que pour les mois et les années qui viennent nous devons travailler sur des réformes structurelles avec un principe, que nous allons répéter inlassablement<span>&nbsp;: </span>il faut une discipline budgétaire qui permette une réduction des dépenses de 2 pour une augmentation des recettes de 1. Ce ratio de 2 sur 1 doit<span> </span>absolument être le fil conducteur des réformes des années à venir. Quand je dis des années à venir, je ne parle pas à un horizon de 5 ou 10 ans mais bien pour les 5 prochaines années. </p>
</p>
<p><b><span>Dialogue social</span></b></p>
</p>
<p>Dans ce contexte là et<span> c’est</span> le troisième aspect des discussions d’hier, nous sommes très attentifs à la qualité du dialogue social. A vrai dire on l’a toujours été, je l’ai toujours été personnellement, mais l’équipe des négociateurs est <span>elle</span> aussi très mobilisée. Je pense à Benoît-Roger Vasselin, Jean-François Pilliard, Patrick Bernasconi, Bernard Lemée. <span>Notre</span> réflexion consiste à dire, premièrement<span> que</span>&nbsp;nous devons absolument continuer tout ce qui a été engagé et ouvrir ce qui était prévu pour le deuxième semestre<span>,</span> y compris les délibérations ou négociations sur l’égalité hommes-femmes, y compris le travail sur la modernisation du paritarisme ou sur la valeur ajoutée. Mais nous devrions aussi réfléchir ensemble à la préparation de réformes peut-être plus importantes encore. Nous avions décidé au moment de la signature de la convention d’assurance chômage d’ouvrir un groupe de travail pour penser la prochaine négociation et vraiment dresser un état des lieux, une évaluation de ce qui est bien, de ce qui n’est pas bien et repérer les adaptations qui pourraient être nécessaires, compte tenu de l’évolution du marché du travail. Nous proposons que ce groupe de travail soit assez vite installé. Mais que, peut-être, on lui donne une mission encore plus large, non pas pour qu’il se perde mais au contraire pour qu’il intègre vraiment tous les éléments de la problématique actuelle du marché du travail. En clair, on pourrait ajouter à ce qui était déjà prévu un volet formation, parce que s’il y a bien une priorité que nous devons tous avoir, c’est celle de l’emploi et de l’employabilité et aussi de la mobilité. Cette priorité de l’emploi, on l’a déjà eue au cours du premier semestre sur les jeunes, et c’est pour ça qu’il y a 4 accords «&nbsp;jeunes&nbsp;» dont notre priorité aujourd’hui est leur mise en œuvre. Mais allons au-delà, et &nbsp;compte-tenu des mouvements peut-être chaotiques qu’il pourrait y avoir dans l’économie dans les mois qui viennent, demandons-nous comment garantir le plus possible, l’emploi, le maintien dans l’emploi ou le passage d’un emploi à un autre en fonction des circonstances.</p>
</p>
<p><b><span>B20</span></b></p>
</p>
<p><span>Je voudrais simplement ajouter que nous avons aussi à l’occasion de ce Conseil exécutif fait un point sur le B20. Celui-ci se prépare plutôt bien. A notre Université d’été, nous y avons consacré beaucoup de temps et lui avons donné une visibilité toute particulière. Il y a juste une chose à savoir, c’est qu’à cette occasion, il y a eu une réunion des sherpas des chefs d’entreprise qui seront présents au B20 et des confédérations patronales qui seront présentes au B20. Cette réunion des sherpas s’est faite avec les équipes qui à l’Elysée et à Bercy préparent le G20 au nom de la présidence française<span>. Il</span>l y a donc une interaction tout-à-fait intéressante entre les groupes de travail. <span>Il</span> serait temps maintenant qu’on vous dise <span>quelles</span> seraient les recommandations éventuelles que fournirait le B20 mais on ne sera en mesure de le faire que le mois prochain.</span></p>
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		<title>Point presse mensuel de juillet 2011</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:04:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>medef-hautes-falaises</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Point Presse Mensuel]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous. G20 et B20 Dans quelques mois, le 2 et 3 novembre 2011, va se tenir le sommet du G20 sous présidence française à Cannes. Comme je vous l’ai indiqué dans une conférence de presse précédente, ce sommet est précédé d’un autre sommet, d’une rencontre de haut niveau qui s’intitule le B20. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[</p>
<p>Bonjour à tous.</p>
<p><b><span>G20 et B20</span></b></p>
<p>Dans quelques mois, le 2 et 3 novembre 2011, va se tenir le sommet du G20 sous présidence française à Cannes. Comme je vous l’ai indiqué dans une conférence de presse précédente, ce sommet est précédé d’un autre sommet, d’une rencontre de haut niveau qui s’intitule le B20. Je voudrais vous repréciser ce qu’est le B20. En 2007, le BDI, c’est-à-dire l’équivalent allemand du Medef, a proposé d’organiser régulièrement, avant chaque sommet du G8, une rencontre des organisations patronales des pays membres du G8. Quand la crise de septembre 2008 a éclaté avec la chute de Lehmans Brothers, le Medef a pris l’initiative de réunir en urgence ces différents patronats. Et pendant tous les premiers mois de gestion de la crise, nous avons appris à travailler intensément ensemble et à formuler des diagnostics et des recommandations communes à nos gouvernements. Quand ces gouvernements ont eux-mêmes décidé de passer d’un stade de réflexion limité au G8 à une ébauche de prise de décision au niveau du G20, nous avons également décidé de passer d’un B8, Business 8, à un B20, Business 20. A partir de ce moment-là et au fur et à mesure des sommets qui se sont tenus à Toronto, à Séoul notamment, différentes configurations de B20 ont vu le jour. Il est possible, il est possible que la configuration de B20 qui est en train de se dessiner aujourd’hui fasse partie d’une nouvelle gouvernance mondiale qui est en train de naître. Et ce, d’autant qu’en même temps qu’un sommet B20 est en train de se préparer, nous participons également aux premiers échanges de mise en place d’un sommet social, un S20, qui pourrait également avoir lieu au même moment. Je crois que ce sont des éléments qui sont tout-à-fait importants qu’il est encore assez difficile d’appréhender, très difficile de mesurer l’impact possible et même la contribution réelle. Mais si je commence d’emblée ma conférence de presse par ce dossier, c’est parce que je souhaite vous dire à quel point il convient de surveiller de près ce qui est en train de se faire car c’est peut-être quelque chose de très nouveau qui est en train d’émerger. Et d’ailleurs, dès ce samedi, il y aura une réunion qui va se tenir à Bercy qui va rassembler une délégation du B20 et les <span>représentants des </span>gouverneurs de Banques centrales et les directeurs de Trésor de tous les pays du G20. Au cours de cette réunion qui aura lieu toute la journée de samedi, nous allons échanger entre représentants du secteur privé à l’échelle de la planète et les principaux acteurs économiques et financiers de la planète, donc les gouverneurs et les directeurs du Trésor, nous allons échanger à la fois sur la situation économique aujourd’hui, et j’y reviendrai, sur la question du financement des entreprises, qui est une question qui nous préoccupe tous, car nous sommes très inquiets de l’application prévue des nouvelles normes de Bâle III.&nbsp;Nous aborderons la question de l’assainissement des finances publiques des différents pays et enfin, celle de la croissance des petites et moyennes entreprises, car nous considérons tous que la création d’emplois pour l’avenir passe par les petites et moyennes entreprises. Donc, cette réunion nous semble vraiment importante et surtout, totalement nouvelle dans sa modalité. </p>
<p><b><span>Université d’été du Medef</span></b></p>
<p>Ceci me permet de vous dire aussi que notre Université d’été, qui se tiendra le 31 août, 1<sup>er</sup> et 2 septembre, va s’intituler «&nbsp;Villages et Planètes&nbsp;: objectif B20&nbsp;». Autrement dit, à l’occasion de notre Université d’été, nous nous attacherons à examiner tous les enjeux qui sont au cœur du B20 et du G20. Et viendront participer à cette Université d’été des décideurs, des chercheurs, des chefs d’entreprise issus des pays que représente le G20. Je pense que le monde d’aujourd’hui est un monde qui est vraiment international, c’est assez étrange de dire les choses comme ça, mais c’est pour vous expliquer que même quand on est dirigeant de PME aujourd’hui, ce qui se passe au Japon, au Brésil ou aux Etats-Unis a une énorme importance pour son avenir. Et je voudrais ainsi faire le lien avec la situation économique et le point de conjoncture que nous avons présenté hier en Conseil exécutif. </p>
<p><b><span>Conjoncture</span></b></p>
<p><i><span> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide1-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Monde : croissance toujours soutenue mais qui se modère</p>
<p></span></i>Quand on regarde sur le premier chart la situation générale, mondiale, on se dit que, évidemment, nous avons récupéré très largement, depuis la grave crise de fin 2008 et 2009, mais en même temps, nous sommes tous frappés de constater que la croissance n’arrive pas à maintenir le rythme soutenu qu’elle avait il y a encore quelques trimestres, et nous ne voyons pas, pour le moment, la possibilité de retrouver les rythmes que nous avons connus dans les années 2000. Et c’est bien cela peut-être la nouveauté que la crise nous apporte. Aujourd’hui, et c’est le message que nous voulons faire passer, aujourd’hui, nous ne pouvons pas dire «&nbsp;nous sommes pessimistes&nbsp;».&nbsp;Nous ne pouvons pas dire non plus&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;nous sommes optimistes&nbsp;». Ce que nous pouvons dire aujourd’hui, c’est que nous devons être vigilants. C’est que nous devons être créatifs, c’est que nous devons continuer à faire des efforts. Ce qui a changé au fond, depuis la crise, c’est que la normalité qui existait avant, n’existe plus. Ce qui a changé depuis la crise, c’est qu’il y a des paradoxes, des incertitudes dans chaque lieu, à chaque instant. Et que, bien souvent, l’avenir économique, l’évolution de la situation économique dépend de critères que nous ne pouvons pas maîtriser, particulièrement nous, en France. Hier, le Medef a reçu tout le Conseil exécutif du Keidanren, c’est-à-dire le patronat japonais. C’était une rencontre, vous l’avez compris, de très haut niveau, mais tout-à-fait intéressante pour échanger et évaluer les délais de remise en route de l’économie japonaise et en particulier de son industrie qui est si importante pour toute notre supply chain. Vous voyez bien qu’un risque comme celui-ci n’était pas prévisible. Je vais vous donner un autre exemple et je reparlerai un peu plus en avant des Etats-Unis, les difficultés rencontrées actuellement par le gouvernement américain pour faire évoluer le plafond des déficits, est une difficulté majeure et qui, selon qu’elle se résout ou pas, et la façon dont elle se résout, peut profondément changer nos perspectives économiques. Donc, l’objectif que nous devons avoir, c’est la vigilance. </p>
<p><i><span> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide2-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />un rebond fort au 1<sup>er</sup> trimestre 2011</p>
<p></span></i>Ceci dit, on voit, si nous examinons la situation française, des indicateurs tout-à-fait rassurants, tout-à-faits encourageants. Vous avez ici l’indicateur que vous connaissez, qui montre bien le fort rebond que nous avons connu au premier trimestre 2011, c’est le + 3,9, et même si nous savons que ce rebond est très lié à des éléments de reprise technique compte tenu des difficultés des deux trimestres précédents, nous y voyons un signe tout-à-fait encourageant. </p>
<p><i><span> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide3-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />France&nbsp;: stabilisation de la production industrielle en mars et avril </p>
<p></span></i>De la même façon, quand on regarde l’évolution de la production, vous avez sur la courbe bleue la remontée de la production industrielle française depuis les moments difficiles de 2009. Evidemment, je serai obligée de nuancer cette remontée de la production française par la comparaison avec l’évolution allemande. Vous voyez que si on compare la croissance de la courbe allemande à la croissance de la courbe française sur les douze derniers mois, on est à&nbsp; + 5 % dans la courbe française, alors qu’on est aux alentours de + 15 % dans la courbe allemande. Mais néanmoins, les choses vont dans le bon sens. </p>
<p><i><span> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide4-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />France : orientation favorable des commandes grâce à la demande étrangère</p>
<p> </span></i>et l’autre signe tout-à-fait encourageant, c’est l’orientation très favorable des commandes. Là aussi, nous sommes uniquement sur la France, vous voyez que les commandes étrangères, c’est la courbe rouge, progressent vraiment d’une manière continue depuis maintenant plusieurs mois, et la commande étrangère est aujourd’hui supérieure à la demande purement nationale, enfin, pardon, elle se démarque par rapport à l’ensemble de la demande d’une manière telle que nous avons le sentiment de bien profiter de la croissance globale. </p>
<p><i><span> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide5-pointPresse-juil.jpg" alt="" /> <br />182&nbsp;000 emplois créés dans les entreprises depuis un an</p>
<p></span></i>L’autre signal vraiment positif, même s’il n’est pas encore suffisamment fort pour être totalement satisfaisant, c’est la création d’emplois dans les entreprises. Nous n’avons pas cessé d’améliorer la situation, là aussi, ces douze derniers mois, et en particulier au cours du dernier trimestre. </p>
<p><i><span> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide6-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />L’industrie et la construction ont cessé de perdre des emplois au 1<sup>er</sup> trimestre 2011</p>
<p></span></i>D’ailleurs, si l’on fait un focus plus particulier sur la création d’emplois par secteurs d’activité, ce qui me semble tout-à-fait intéressant à souligner, vous avez sur la partie gauche du tableau l’évolution globale, et puis vous avez les différents secteurs, l’industrie, la construction, le tertiaire et l’intérim, et vous voyez que, au cours du premier trimestre 2011, tous les secteurs d’activité français ont été créateurs nets d’emplois. Tous les secteurs. Ca, c’est quand même la marque du début de l’année 2011, c’est vraiment une marque positive et encore une fois,&nbsp;encourageante. </p>
<p><i><span> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide7-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Accélération des dépenses des entreprises</p>
<p></span></i>Ce qui va également dans le même sens, c’est l’accélération des dépenses des entreprises. Vous voyez que la phase de déstockage dont on avait beaucoup parlé pendant la crise est terminée, est que l’on est, au contraire, désormais dans une phase de restockage, et avec une courbe sur les investissements purs, c’est-à-dire hors effets de stocks, courbe bleue, qui est bien pointée vers le haut. Donc, là aussi, c’est à mettre du côté des signaux positifs.</p>
<p><i><span> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide9-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Redressement des profits bruts, fléchissement des profits nets</p>
<p></span></i>Et puis, dernier signal, qui est évidemment très regardé par les analystes économiques qui sont soucieux de la santé des entreprises, nous avons sans aucun doute, sur 2011, un redressement des profits bruts des entreprises. Vous voyez que sur les profits nets pardon, la situation est un peu différente. La différence, c’est la pression fiscale, mais je m’attarderai pas ce matin en tout cas sur le sujet, on parlera peut-être fiscalité un jour, pour le moment, je veux voir d’abord cette bonne nouvelle qui est le retour à un niveau acceptable des profits. </p>
<p><i><span> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide10-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Foret reprise des budgets d’investissements dans l’industrie en 2011</p>
<p><img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide11-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Entreprises&nbsp;: la demande de crédits s’accélère</p>
<p></span></i>Et évidemment, fort logiquement on voit du coup une reprise des budgets d’investissement des entreprises, avec son corollaire, une accélération de la demande de crédits. </p>
<p><i><span> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide12-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Zone euro&nbsp;: fort rebond au 1<sup>er</sup> trimestre 2011</p>
<p></span></i>Des signaux, donc, encourageants, et je voudrais tout de suite passer de la France à la zone euro. Là aussi, mesurons l’amélioration de la situation et ayons à l’esprit que dans l’ensemble de la zone euro, il y a eu un fort rebond de la croissance au premier trimestre 2011, + 3,3, ce qui donne + 2,5 en rythme annuel. Nous sommes donc dans, là aussi, quelque chose d’intéressant pour évaluer la situation et la performance de la zone euro. Ce n’est pas neutre de dire cela. A un moment où aux yeux de certains, la zone euro est déstabilisée, à un moment où par d’autres elle est surtout violemment critiquée, mesurons bien que la zone qui est inscrite dans l’ensemble de l’Union européenne et qui donc fait partie de la première puissance économique mondiale est dans une forme qui n’est pas si mauvaise que cela. J’insiste sur une chose&nbsp;: l’Europe, au-delà de la zone euro, l’Europe est la première puissance économique mondiale devant les Etats-Unis, devant le paquet global que l’on pourrait faire en additionnant la Chine, l’Inde et le Brésil et l’Afrique du Sud. </p>
<p><i><span><img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide13-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Zone euro&nbsp;: un début 2011 très inégal</p>
<p></span></i>Alors, évidemment, il y a une inégalité au sein de la zone euro. Et on a tous à l’esprit la gravité de la situation grecque. Vous le voyez d’ailleurs sur ce graphique, avec le plongeon du PIB grec que le premier trimestre 2011.&nbsp; Mais voyons aussi que pour un certain nombre de pays-clefs de la zone euro, nous avons eu des croissances de premier trimestre vraiment très bonnes. Et je voudrais attirer votre attention sur la Finlande par exemple. La Finlande compense bien, d’une certaine façon, la Grèce. Et puis, évidemment, on a avec l’Allemagne et la France des atouts très forts. </p>
<p><i><span><img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide14-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br /></span><span></span><span>Zone euro&nbsp;: le frein des déficits publics</p>
<p></span><span> </span><span><img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide15-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Zone euro&nbsp;: les taux sur les dettes souveraines reflètent un déséquilibre de nature inédite</p>
<p></span></i>Pourquoi j’insiste là-dessus&nbsp;? Et j’arrive, peut-être, au chart le plus important de ce que nous souhaitions vous dire ce matin. Vous voyez dans ce graphique, l’évolution des déficits publics des principaux pays de la zone euro en pourcentage du PIB. Le bleu clair, c’est 2008, ensuite, le bleu un petit peu plus soutenu, c’est 2009, le bleu encore plus soutenu, c’est 2010 et le bleu équivalent à celui du drapeau français, c’est 2011. Nous avons évidemment, pour quelques pays, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, des situations de déficits et de ratios de déficits par rapport au PIB tout-à-fait préoccupants. Mais le reste est dans une zone que nous pourrions qualifier de pas tout-à-fait satisfaisante, et qui n’est pas non plus dramatique. Et nous savons que si nous continuons tous à faire le travail et les efforts que beaucoup d’entre nous ont déjà accomplis, l’Allemagne depuis plusieurs années, la France depuis quelques années notamment avec la réforme des retraites, eh bien nous savons que si nous continuons sur cette voie des efforts, nous aurons globalement une situation tout-à-fait acceptable des déficits. Or cette question est clef, y compris pour résoudre la question grecque. La question de la Grèce, vis-à-vis des marchés, ce n’est pas tellement la question de la seule solvabilité de la Grèce mais c’est bien plutôt la question de la solvabilité de l’ensemble de la zone euro. Or, on voit bien qu’avec ces niveaux de déficits qu’il conviendrait de réduire encore mais qui sont quand même encore une fois dans des zones gérables, et le niveau de croissance que je vous ai indiqué précédemment, la question de la solvabilité de la zone euro ne se pose pas. Nous avons donc une Europe et à l’intérieur de l’Europe une zone euro qui est la première puissance économique du monde, qui a des déficits certes encore excessifs mais dont on sent bien que la réduction est à portée de main. Tout ceci pour vous dire que quand nous disons notre confiance dans l’Europe, notre confiance dans la zone euro, notre confiance dans l’euro, ce ne sont pas de simples déclarations de principe. C’est bien sûr le signe de l’attachement au travail considérable que, depuis des décennies, nous faisons tous pour la construction européenne, mais c’est aussi tout simplement la démonstration d’une vérité sur notre potentiel. Bien sûr, tout ceci nécessite des ajustements, des évolutions de gouvernance, des apprentissages réciproques. Il convient que chaque pays apprenne le meilleur de ce qu’ont su faire les Allemands, mais aussi que les Allemands voient les atouts de ce que d’autres ont su réaliser. Et puis, je pourrais parler de bien d’autres pays. C’est l’apprentissage réciproque de nos différents modèles qui constitue notre force, notre atout. </p>
<p><i><span><img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide16-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Etats-Unis: marché immobilier toujours déprimé </p>
<p><img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide17-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Etats-Unis&nbsp;: confirmation du ralentissement au printemps</p>
<p></span></i>Je passerai sur le chart suivant, et je voudrais d’emblée arriver aux Etats-Unis car, comme je vous l’ai dit, il ne s’agit pas d’être béatement optimiste ni masochiste et catastrophique. Mais il s’agit de bien voir qu’il y a des risques, des zones d’incertitudes et des fragilités. Parmi celles-ci, il y a l’évolution des Etats-Unis qui pourrait peser sur la croissance économique mondiale. Nous sommes frappés de voir que de nombreux indicateurs américains sont toujours dans le rouge et donnent un sentiment de difficulté. Par exemple, ce graphique sur le marché immobilier américain qui est toujours très déprimé. Par exemple, et c’est peut-être plus frappant encore, le ralentissement très marqué, au cours du printemps&nbsp;: les chefs d’entreprise, c’est cet indicateur, américains ont des perspectives assez sombres, notamment dans l’industrie manufacturière. J’ai dit tout-à-l’heure les inquiétudes sur la position du Congrès et sur par conséquent l’évolution à court et moyen terme de la plus grande économie de la planète en termes de taux de croissance de ces dernières années. </p>
<p><i><span><img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide18-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Un fléchissement de la production industrielle</p>
<p></span></i>Tout ceci contribue, effectivement, à un fléchissement de la production industrielle, si on regarde les choses à l’échelle mondiale ces derniers mois. Ce fléchissement d’ailleurs, est très marqué pour les pays industriels, mais il est également observable dans les pays émergents. Les pays émergents souffrant notamment d’une inflation qui a conduit à des politiques monétaires restrictives et donc à des hausses de taux d’intérêt pénalisantes pour l’économie de ces pays. </p>
<p><i><span><img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/cc0c0_slide19-pointPresse-juil.jpg" alt="" /><br />Monde&nbsp;: l’hypothèse des finances publiques dans les économies avancées</p>
<p></span></i>Au total, je terminerai par ce tableau qui résume ce que je viens de vous dire sur la force de l’Europe et de la zone euro en particulier, comparée aux grands pays avancés, notamment si l’on regarde la situation des finances publiques. Les déficits publics de la zone euro, si l’on fait une moyenne, sont à des niveaux sans comparaison avec ceux du Japon par exemple ou des Etats-Unis. Nous sommes à -4,3 sur 2011, en prévisions 2011 en zone euro, alors que nous sommes à &#8211; 10 aux Etats-Unis et à &#8211; 9,7 au Japon. Je résume en un mot ce que je viens de dire, en un mot, plutôt en une phrase&nbsp;: moi, je crois que l’Europe va gagner. Aujourd’hui, les discussions sur l’aide à la Grèce peuvent sembler compliquées et difficiles et en même temps, l’objectif est clair pour tout le monde&nbsp;: il s’agit effectivement, de trouver le bon compromis, le bon ajustement entre l’aide qui va venir des états et la contribution volontaire du secteur privé, mais je crois que, à la fin, beaucoup considèreront que c’est notre modèle, le modèle européen qui est le plus prometteur pour l’avenir. </p>
</p>
<p><b><span>Temps de travail </span></b></p>
<p>Je vais quitter le terrain purement économique et également l’échelle internationale et européenne pour vous dire quelques mots sur les échanges que nous avons eus hier au Conseil exécutif sur un débat qui est revenu dans l’actualité depuis le week-end dernier et qui est au cœur de la convention qu’organise l’UMP aujourd’hui. Je veux parler bien sûr des 35 heures. Je pense que vous n’auriez pas compris que le Medef tienne une conférence de presse aujourd’hui sans parler des 35 heures. Alors, les choses sont assez claires&nbsp;: les 35 heures ont fait beaucoup de dégâts dans notre pays et continuent à en faire. Les dégâts ont été immédiats sur l’économie et il convient de ne jamais oublier la corrélation parfaite, indiscutable, entre la mise en place progressive des 35 heures à partir de l’année 2000-2001 et la dégradation régulière de notre commerce extérieur. Les 35 heures continuent à faire des dégâts, notamment parce que le dispositif 35 heures a créé dans les esprits l’idée que la base horaire était devenue une finalité dans le travail. Alors que ça doit être d’abord un moyen. Mais je crois que ce serait également une erreur d’aborder cette question de la durée du travail avec les mêmes termes et dans la même problématique qu’au moment du vote des lois sur les 35 heures. Depuis, beaucoup de choses ont changé. La France a changé. L’Europe a changé. Le monde a changé. Et que convient-il de faire et comment faut-il penser le sujet désormais&nbsp;? Nous avons été unanimes hier au Conseil exécutif à dire que l’objectif que nous devions tous nous donner est celui de la compétitivité équitable. Et si on pense la durée du travail avec cette grille de lecture, alors on peut renouveler la réflexion. Penser la durée du travail à travers la compétitivité équitable, cela veut dire premièrement il faut que nos entreprises aient les mêmes moyens, les mêmes atouts que les entreprises allemandes, les entreprises anglaises, les entreprises du Nord de l’Europe, les entreprises avec lesquelles nous sommes immédiatement en concurrence. Et du point de vue de la durée du travail, cela veut dire que nous gagnerions en adaptabilité si la durée du travail devenait une durée conventionnelle. Une durée conventionnelle, cela veut dire une durée qui se négocie au niveau de l’entreprise, éventuellement au niveau de la branche. Ca, c’est un apport en souplesse qui nous rend plus compétitif ou plutôt également compétitif au sens de aussi compétitif et c’est bien de la compétitivité équitable car dans équitable, il y a le respect de chacun et notamment des salariés de nos entreprises. Si nous discutons la durée du travail avec les salariés de l’entreprise, via leurs représentants, nous sommes respectueux de ce qu’ils peuvent accepter, de ce qu’ils sont prêts à faire. Il y a là donc une approche qui est tout-à-fait intéressante et qui pourrait être gagnante-gagnante. Mais si nous continuons sur la logique de la compétitivité équitable, nous comprenons que ceci ne peut pas se faire avec une remise en cause en parallèle des allégements de charges. Pourquoi&nbsp;? D’abord parce que les allégements de charges ne sont pas un cadeau. Les allégements de charges sont une nécessité. Sans ces allégements de charges, la situation de notre commerce extérieur serait bien pire encore. Je rappellerai, de ce point-de-vue-là que toutes les études des meilleurs experts démontrent que ce qui fragilise beaucoup notre potentiel d’exportations, c’est un peu l’évolution du taux de change et la parité euro-dollar, mais c’est beaucoup notre compétitivité coût. Et puis, surtout, je crois que si on veut vraiment avancer, si on veut sincèrement avancer tous ensemble parce que nous avons un intérêt commun à penser ensemble, il ne faut pas avancer avec cette façon de manier la carotte et le bâton&nbsp;: je te donne ça si tu me rends ça, ça ce n’est pas un jeu gagnant-gagnant. Les données économiques, elles sont objectives, elles sont incontestables, nous sommes en retard sur la compétitivité coûts et puis, par ailleurs, nous n’avons pas des niveaux satisfaisants d’évolution du pouvoir d’achat des salariés. Il faut donc ne pas remettre en cause les allégements de charges et si nous voulons aller un cran plus loin encore pour gagner la compétitivité, et toujours dans un esprit équitable, nous pouvons effectivement, et c’est ce que nous sommes en train de faire et qui sera révélé dans notre livre «&nbsp;Besoin d’Air 2&nbsp;» en octobre ou novembre, nous pouvons effectivement envisager qu’une partie du financement de la protection sociale repose un peu moins sur le travail et un peu plus sur la consommation. Simplement, nous, nous disons très clairement qu’un tel mouvement doit profiter à la fois à la question du coût du travail avec donc une baisse de la cotisation employeurs, mais aussi profiter au salaire net des salariés, avec donc une baisse de la cotisation des salariés. Là, dans une telle approche globale, sans limite dans le temps, sans contrainte, nous pouvons avoir l’espérance de remplir cet objectif d’une meilleure compétitivité au service de tous. Il est évident que tous ces sujets seront abordés d’une manière très renouvelée, comme les pistes que je viens d’indiquer le montrent dans le Livre Blanc que nous publierons à l’occasion du lancement de la campagne pour l’élection présidentielle. Je terminerai simplement sur cette question de la durée du travail en vous disant qu’il était très important que la Chambre sociale de la Cour de Cassation reconnaisse la validité du forfait jours. Je crois qu’il faut intégrer cette décision pour justement penser la question de la durée du travail d’une manière vraiment différente de tout ce qui a été dit et débattu ces dernières années. </p>
</p>
<p><b><span>Dialogue social</span></b></p>
<p><span>Pour clore ce chapitre, et avant de répondre à vos questions, si à l’occasion de la campagne pour l’élection présidentielle et des débats qui vont se faire autour de ce sujet, il y avait une avancée à droite comme à gauche sur cette question, eh bien, à ce moment-là, il faudra que tous les candidats à l’élection présidentielle et tous les partis qui les soutiennent mesurent à quel point ces 5-6 dernières années, nous avons été capables d’avancer dans le dialogue social. A tous les niveaux. Il est tout-à-fait frappant de regarder les statistiques qui sont rendues publiques aujourd’hui par la Commission nationale de la négociation collective qui montre une évolution spectaculaire du nombre d’accords conclus au sein des entreprises, + 18 % d’une année sur l’autre, et de la même façon, regardons bien ce qui a été fait au niveau des branches et au niveau interprofessionnel ces dernières années&nbsp;: beaucoup d’accords majeurs. S’il y a donc un nouveau pas à franchir dans le dialogue social, c’est celui de la constitutionnalisation du dialogue social. C’est ça le mot-clef. C’est ça le concept qui permettrait à la France d’être à la pointe de la modernité sociale, c’est la constitutionnalisation du dialogue social.</span></p>
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		<title>MEDEF Actu-Eco de la semaine du 3 novembre 2011</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:04:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>medef-hautes-falaises</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Au sommaire de l&#8217;actualité économique de cette semaine, • En France : 1. Conditions d’octroi de crédit aux sociétés non financières au 3ème trimestre 2011 : resserrement plus important que prévu, qui devrait s’accentuer au 4ème trimestre 2. Immatriculations de véhicules neufs en septembre 2011: +2,7% sur trois mois • A l&#8217;étranger : 3. Immobilier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au sommaire de l&#8217;actualité économique de cette semaine, </p>
<p>  • En France :</p>
<p>  1.<strong> Conditions d’octroi de crédit aux sociétés non financières au 3<sup>ème</sup> trimestre 2011 </strong> : resserrement plus important que prévu, qui devrait s’accentuer au 4<sup>ème</sup> trimestre<br /> 2.<strong> Immatriculations de véhicules neufs en septembre 2011</strong>: +2,7% sur trois mois </p>
<p>    • A l&#8217;étranger :</p>
<p>  3.<strong> Immobilier résidentiel aux Etats-Unis en août 2011 </strong> : un marché qui reste déprimé<br /> 4.<strong> Climat des affaires aux Etats-Unis en septembre 2011 </strong> : des perspectives dans l’industrie soutenues par l’exportation <br />  5.<strong> Emploi en Allemagne en septembre 2011</strong> : chômage sous la barre des 7%<br /> 6.<strong> Demandes de prêt des PME en 2010</strong> : 83% accordées en France, contre 76% en Allemagne et 59% en Espagne </p>
<p>  <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_1-graph.jpg" alt="Conditions d’octroi de crédit aux sociétés non financières au 3ème trimestre 2011 : resserrement plus important que prévu, qui devrait s’accentuer au 4ème trimestre" />  </p>
<p> Selon la dernière enquête trimestrielle de la Banque de France auprès des établissements de crédit (septembre 2011), <strong><i>les conditions d’octroi de crédit se sont fortement durcies au 3ème trimestre 2011, tant pour les PME que pour les grandes entreprises</i></strong>. Et ce resserrement pourrait encore s’accentuer au 4<sup>ème</sup> trimestre, pour toutes les entreprises. Les deux indicateurs sont à leur plus haut niveau (de tension) depuis le premier trimestre 2009. <br /> Noter que <strong><i>le durcissemement en France a été plus important que celui dans la zone euro</i></strong>. </p>
<p>&nbsp;* Selon les établissements de crédit, <strong><i>la demande de crédit des entreprises s’est réduite au 3<sup>ème</sup> trimestre, davantage de la part des PME que des grandes entreprises</i></strong>. En revanche, la baisse devrait s’accentuer d’ici la fin de l’année, quelle que soit la taille des entreprises.</p>
<p> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_1-graph_v2.jpg" alt="la demande de crédit des entreprises s’est réduite au 3ème trimestre" /> </p>
</p>
<p> Comme pour les entreprises, l’enquête de la Banque de France fait état d’un <i>resserrement des critères d’octroi de crédit aux ménages (crédit à la consommation comme crédit à l’habitat)</i>, conséquence de plusieurs facteurs (ressources plus chères, perspectives économiques assombries, situation des emprunteurs dégradée).<br /> Le resserrement est plus marqué dans la zone euro en ce qui concerne les crédits à l’habitat. </p>
<p>
<hr />
<p> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_2-graph.jpg" alt="Immatriculations de véhicules neufs en septembre 2011 : +2,7% sur trois mois" /></p>
<p>&nbsp;* Les immatriculations de voitures particulières neuves sont restées quasiment stables <strong><i>entre août et septembre 2011</i></strong> (-0,1%, -2,2% sur un an, en données CVS-CJO).  </p>
<p>Au cours des <strong><i>trois derniers mois connus</i></strong>, elles ont augmenté de 2,7% sur les trois mois précédents (-0,1% sur un an). A un peu plus de 2 millions en rythme annualisé, elles sont proches de leur moyenne des dix années précédant la crise. Ceci montre que le contrecoup de la fin de la prime à la casse, expliquant la chute des immatriculations au 1<sup>er</sup> semestre 2011, ne se fait plus sentir.   </p>
<p> A noter : ce redressement du 3<sup>ème</sup> trimestre 2011 recouvre une nette remontée des immatriculations de voitures particulières et commerciales de marques françaises et une stagnation des immatriculations de voitures étrangères. </p>
<p>  Cette évolution des immatriculations place la France dans une position intermédiaire par rapport à ses grands voisins de la zone euro : forte hausse des immatriculations en Allemagne (+7,2%), forte baisse de celles en Italie et en Espagne (respectivement de -7,4% et -6,0%).  </p>
<hr />
<p>  <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_3-graph.jpg" alt="Immobilier résidentiel aux Etats-Unis en août 2011 : un marché qui reste déprimé" /></p>
<p>Les dernières données (août 2011) indiquent que <strong><i>le marché du logement américain reste déprimé et que la situation ne devrait pas s’améliorer à court terme</i></strong>.  </p>
<p> * Par rapport au mois de juillet, les ventes de logements ont augmenté de 8,5% dans l’ancien (représentant 93% des ventes), mais elles ont baissé dans le neuf (-2,3%).  <strong><i>En moyenne sur trois mois, les ventes de logements, neufs comme anciens, se sont réduites</i></strong> par rapport aux trois mois précédents (respectivement -3,1% et -1,4%).   </p>
<p>  * Ceci explique le <strong><i>niveau toujours élevé des stocks dans le neuf</i></strong>, représentant 6,6 mois de ventes en août 2011 (moyenne 1999-2008 = 5,4 mois), <strong><i>et encore plus dans l’ancien</i></strong>, représentant encore 8,5 mois de ventes (moyenne 1999-2008 = 5,8 mois).   </p>
<p>  Donc, les <strong><i>mises en chantier ne décollent toujours pas véritablement</i></strong>. Même si elles sont en hausse de 5,4% par rapport aux trois mois précédents, elles stagnent à environ 500 000 -600 000 en rythme annualisé depuis deux ans et demi. Ce rythme de construction représente à peine 40% des besoins moyens estimés pour chaque année (environ 1,5 million de logements, compte tenu de la démographie, des besoins de renouvellement du parc, etc.) et est inférieur à ce qu’il était au début des années 90 lors de la dernière crise immobilière aux Etats-Unis.  </p>
<p>  <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_3-graph_v2.jpg" alt="Mises en chantier de logements résidentiels  (moyenne mobile sur trois mois, milliers) " />    </p>
<p>  * Le marché du logement redémarrera d’autant moins rapidement que la <strong><i>situation financière des ménages américains</i></strong> reste fragile, au vu du taux de défaut de crédits immobiliers, à peine inférieur à son point le plus haut du 1er trimestre 2010, et des saisies immobilières qui restent très élevées par rapport à ce qu’elles étaient avant la crise.  </p>
<hr />
<p> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_4-graph_01.jpg" alt="Climat des affaires aux Etats-Unis en septembre 2011 : des perspectives dans l’industrie soutenues par l’exportation" /></p>
<p>&nbsp;D’après l’enquête auprès des directeurs d’achat de septembre 2011, <strong><i>l’indice synthétique ISM s’est légèrement redressé dans le secteur manufacturier</i></strong>. L’indice concernant les seules <strong><i>perspectives de production</i></strong> est en hausse et repasse ainsi dans la zone d’expansion. Néanmoins, l’indice concernant les <strong><i>commandes</i></strong> totales est resté en dessous de la ligne des 50 pour le 3ème mois consécutif. Ceci doit résulter d’une contraction des commandes sur le marché intérieur étant donné que l’indice des commandes à l’exportation se redresse.   </p>
<p> Concernant le <strong><i>secteur non manufacturier, l’indice synthétique ISM est resté quasiment stable</i></strong>, et inférieur à sa moyenne 1998-2008. </p>
<hr />
<p> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_5-graph.jpg" alt="Emploi en Allemagne en septembre 2011 : chômage sous la barre des 7%" /></p>
<p>&nbsp;Après être resté à 7% durant l’été, le taux de chômage allemand s’est réduit de 0,1 point en septembre 2011 : 6,9% après 8,3% en juillet 2009, point haut de la crise. Il s’agit du <strong><i>chiffre le plus bas enregistré depuis la réunification</i></strong>.  </p>
<hr />
<p> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_6-graph_01.jpg" alt="Demandes de prêt des PME en 2010 : 83% accordées en France, contre 76% en Allemagne et 59% en Espagne" />  </p>
<p>&nbsp;Eurostat vient de publier une enquête concernant les demandes de prêts des PME de la zone euro en 2010, à l’occasion de la semaine européenne 2011 des PME (du 3 au 9 octobre 2011).    </p>
<p>&nbsp;Il ressort de cette enquête que : </p>
<p> -	la crise a entraîné une baisse de la part des prêts accordés dans l’ensemble des prêts demandés, avec des ampleurs différentes selon les pays : -2,2 points en Finlande entre 2007 et 2010, -11,2 points en France, -43,7 points en Irlande ;  </p>
<p> -	la situation des PME en France est relativement plus favorable (83,3% des demandes de prêts accordées) au regard de celles de ses grands pays voisins (Allemagne ou Espagne) ; </p>
<p> -	la part des prêts refusés en France (7%) figure parmi les plus faibles, les proportions allant de 0,2% en Finlande à 26,6% en Irlande.  </p>
<p><a href="http://www.medef.com/fileadmin/www.medef.fr/documents/ActuEco/20111003/20111010ActuEco_01.pdf" title="MEDEF Actu-Eco de la semaine du 3 octobre 2011" target="_blank"><br />Consulter l&#8217;Actu-Eco au format PDF</a>  </p></p>
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		<title>Pour une Europe plus intégrée</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:04:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Medef, le BDI et la Confindustria, représentant les entreprises françaises, allemandes et italiennes, lancent un appel aux Chefs d’Etat et de gouvernements européens pour une action claire, rapide et déterminée. A elles seules, ces entreprises contribuent aux deux tiers du PIB de la zone euro. Pour Laurence Parisot, présidente du Medef, « les chefs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Medef, le BDI et la Confindustria, représentant les  entreprises françaises, allemandes et italiennes, lancent un appel aux Chefs  d’Etat et de gouvernements européens pour une action claire, rapide et  déterminée. A elles seules, ces entreprises contribuent aux deux tiers du PIB de  la zone euro.</p>
<p><strong>Pour Laurence Parisot,  présidente du Medef</strong>, <i><strong>« les chefs d’entreprise français, allemands et italiens sont  porteurs d’une demande d’Europe et veulent passer à la vitesse supérieure  ».<br /></strong></i></p>
<p>Nous avons besoin :</p>
<ul>
<li>d’un  assainissement de nos finances publiques et d’économies compétitives, </li>
<li>d’ une mise en œuvre immédiate des  décisions du 21 juillet 2011,</li>
</ul>
<ul>
<li>d’une union politique et  économique plus forte en lançant sans délai une initiative pour un nouveau  Traité.</li>
</ul>
<p><a href="http://mailing.medef.com/adherents/presse/BDI-Confindustria-Medef_fran-ais.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Télécharger l’appel du Medef, du BDI et de la  Confindustria au format PDF</a></p>
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		<title>Scénarios prospectifs Energie, Climat, Air de la France à horizon 2030</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:04:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le MEDDTL a publié le 23 août la synthèse des résultats des scénarios prospectifs Energie, Climat, Air de la France à 2030. Le MEDEF a participé aux côtés des autres acteurs du Grenelle à la concertation relative à ces scénarios qui représentent : ce que deviendrait la situation énergétique de la France à l’horizon 2020 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b><span>Le MEDDTL a publié le 23 août la synthèse des résultats des scénarios prospectifs Energie, Climat, Air de la France à 2030.</span></b></p>
<p><span>Le MEDEF a participé aux côtés des autres acteurs du Grenelle à la concertation relative à ces scénarios qui représentent :</span></p>
<ul>
<li><span>ce que deviendrait la situation énergétique de la France à l’horizon 2020 et 2030 dans le cadre d’un scénario « Pré-Grenelle » c’est à dire si aucune politique ou mesure nouvelle autre que celles déjà en place ou décidées au 1er janvier 2008 n’était prise en compte. </span></li>
<li><span>ce que deviendrait la situation énergétique de la France dans le cadre d’un scénario Grenelle dit « AMS Objectifs », c’est-à-dire en prenant en compte l’effet des mesures et l’atteinte des objectifs prévus par les lois Grenelle I et II, à l’horizon 2020 et 2030. </span></li>
</ul>
<p><span>Tous les scénarios intègrent les effets de la crise et des mesures associées. Ils se fondent sur le même cadrage macroéconomique.</span></p>
<p><span>Les projections d’émissions de gaz à effet de serre (hors UTCF) montrent que la mise en œuvre du Grenelle devrait permettre de diminuer de 23,1 % en 2020 les émissions de la France par rapport à 1990 et de 31,9% en 2030.</span></p>
<p><span>Parallèlement et suite à la catastrophe de Fukushima, des travaux d’analyses de sensibilité des résultats aux hypothèses relatives aux capacités nucléaires ont débuté.</span></p>
<p><span><a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/Scenarios-prospectifs-Energie.html" target="_blank">&gt;&gt; Consulter les résultats de cette étude</a></span></p>
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		<title>Une baisse de 40 GW du nucléaire en France nécessiterait 65 GW d’énergies renouvelables</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:04:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans son dernier bilan prévisionnel de l’équilibre entre l’offre et demande d’électricité en France, le Réseau de transport d’électricité (RTE) considère qu’une réduction du parc nucléaire français de 25 GW à l’horizon 2030 nécessiterait un renforcement du parc de production d’énergies renouvelables avec 40 GW d’éolien et 25 GW de photovoltaïque. Cette baisse de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b><span>Dans son dernier bilan prévisionnel de l’équilibre entre l’offre et demande d’électricité en France, le Réseau de transport d’électricité (RTE) considère qu’une réduction du parc nucléaire français de 25 GW à l’horizon 2030 nécessiterait un renforcement du parc de production d’énergies renouvelables avec 40 GW d’éolien et 25 GW de photovoltaïque. </span></b></p>
</p>
<p><span>Cette baisse de la part du nucléaire serait également conditionnée à une maîtrise de la demande d&#8217;énergie, à un doublement des capacités d&#8217;échanges transfrontaliers, et à une puissance de dix gigawatts de nouvelle production de pointe ou d&#8217;effacement de consommation.</span></p>
<p><span>Dans l’hypothèse d’une baisse du nucléaire, la consommation nationale d’électricité passerait de 554,3 TWh à 530,2 TWh. La part des renouvelables passerait de 28,5 à 37,8 % par rapport au scénario de référence pour 2030 établi par RTE. Cette maîtrise de la demande nécessaire se ferait dans un contexte de développement pourtant très soutenu d&#8217;usages de l’électricité tels que le véhicule électrique et les pompes à chaleur.</span></p>
<p><span>Il convient de noter également qu’en cas de réduction du parc nucléaire les émissions de CO2 du secteur électrique français augmenteraient à 23,1 millions de tonnes de CO2 contre 15,7 millions pour le scénario de référence. Outre la nécessité de disposer de 10 GW de puissance complémentaire, la production liée aux énergies fossiles (charbon, gaz, fioul, etc.) serait plus élevée dans le cas du scénario bas nucléaire en dépit d’une capacité identique pour les deux scénarios.</span></p>
<p><span>Ce scénario « bas nucléaire » a été étudié à la demande du ministère de l’Energie à la suite de la catastrophe de Fukushima. </span></p>
<p><span></span><span>Cette évaluation ne prend pas en compte les problèmes de congestion, de sûreté et de stabilité du système électrique posés par une telle évolution du parc. Pour RTE, le scénario « bas nucléaire » pourrait en fait correspondre à une durée d&#8217;exploitation des centrales actuelles de 40 ans, avec le remplacement ou la prolongation d&#8217;une tranche sur deux.</span></p>
<p><span><a href="http://www.rte-france.com/fr/actualites-dossiers/a-la-une/bilan-previsionnel-2011-rte-publie-les-perspectives-a-long-terme-de-l-equilibre-du-systeme-electrique" target="_blank">&gt;&gt; Consulter l&#8217;étude</a></span></p>
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		<title>Le Premier ministre du Québec au MEDEF</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:04:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[MEDEF International, en partenariat avec Investissement Québec et la Délégation Générale du Québec à Paris, a réuni une trentaine de chefs d’entreprise français pour un petit-déjeuner autour de M. Jean Charest, Premier ministre du Québec, en présence de M. Eric Besson, Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, le mercredi 5 octobre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span><strong><em>MEDEF International, en partenariat avec Investissement Québec et la Délégation Générale du Québec à Paris, a réuni une trentaine de chefs d’entreprise français pour un petit-déjeuner autour de M. Jean Charest, Premier ministre du Québec, en présence de M. Eric Besson, Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, le mercredi 5 octobre dernier au MEDEF. A cette occasion, le Premier ministre du Québec a présent<span>é </span>aux entreprises<span> françaises</span> les perspectives d’investissements offertes par le Plan Nord québécois<span>.</span></em></strong></span></p>
</p>
<p><i><span>A</span></i><i><span>nnoncé le 9 mai dernier<span> le Plan Nord québécois est</span> un ambitieux programme de grands chantiers de développement économique, social et environnemental à destination de ce territoire vaste comme deux fois la France.. </span></i></p>
</p>
<p><i><span>D’un montant de 80 Mrds de dollars canadiens (environ 57 Mrds d’euros) sur 25 ans, <span>il</span> met l’accent sur le potentiel et les ressources dont dispose les territoires du Nord du Québec. Les secteurs d’investissement concernés sont<span>&nbsp;: </span>&nbsp;l’exploitation minière et forestière, <span>l</span>es travaux publics (construction de routes, modernisation d’aéroports, construction d’un port en eau profonde), des transports, de l’énergie (énergie marine, hydrolien, éolien, entre autres), <span>l</span>es télécommunications et <span>le</span> numérique (internet et téléphonie cellulaire), la construction de logement ainsi que <span>le</span> tourisme durable et l’industrie bio alimentaire.</span></i></p>
<p><i><span></span></i><i><span>Cette visite, qui fait suite au déplacement <span>d’</span> Eric Besson au Québec du 7 au 10 septembre 2011 accompagné d’une délégation d’une quinzaine d’entreprises françaises, a également été l’occasion d’annoncer le lancement d’un partenariat stratégique bilatéral concernant le Plan Nord. Dans ce cadre, il est prévu de mobiliser des entreprises françaises et québécoises au sein de groupes de travail <span>afin</span> d’aboutir à des coopérations et projets industriels communs dans les secteurs des mines, des énergies renouvelables et de l’aménagement numérique du Territoire du Nord.</span></i></p>
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		<title>MEDEF Actu-Eco de la semaine du 26 septembre 2011</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:04:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au sommaire de l&#8217;actualité économique de cette semaine, • En France : 1.Comptes nationaux des sociétés non financières au 2ème trimestre 2011 : taux de marge au plus bas depuis 25 ans, nouvelle baisse du taux d&#8217;autofinancement 2.Comptes nationaux des ménages au 2ème trimestre 2011 : hausse du pouvoir d&#8217;achat, remontée de l&#8217;épargne 3.Dette publique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au sommaire de l&#8217;actualité économique de cette semaine, </p>
<p> • En France :</p>
<p> 1.<strong>Comptes nationaux des sociétés non financières au 2<sup>ème</sup> trimestre 2011 </strong> : taux de marge au plus bas depuis 25 ans, nouvelle baisse du taux d&#8217;autofinancement<br /> 2.<strong>Comptes nationaux des ménages au 2<sup>ème</sup> trimestre 2011 </strong>: hausse du pouvoir d&#8217;achat, remontée de l&#8217;épargne<br /> 3.<strong>Dette publique à la fin du 2<sup>ème</sup> trimestre 2011</strong> : +101 milliards d&#8217;euros par rapport à la fin 2010<br /> 4.<strong>Demandeurs d&#8217;emploi en août 2011</strong> : -0,1% sur un mois, +2,3% sur un an </p>
<p> • A l&#8217;étranger :</p>
<p> 5.<strong>Climat des affaires en Allemagne en septembre 2011</strong> : des perspectives en baisse pour le 7<sup>ème</sup> mois consécutif<br /> 6.<strong>Cours des matières premières à la rentrée 2011</strong> : une baisse accélérée qui laisse supposer un ralentissement plus marqué de l&#8217;économie mondiale </p>
<p>  <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_1-graph.jpg" alt="Comptes nationaux des sociétés non financières au 2ème trimestre 2011" />  </p>
<p> La stagnation du PIB au 2<sup>ème</sup> trimestre 2011, après un 1<sup>er</sup> trimestre dynamique (+0,9%), laissait entrevoir une dégradation de la situation des entreprises, ce que confirment les  <strong><i>comptes nationaux détaillés du deuxième trimestre 2011</i></strong> que vient de publier l’INSEE (chiffres susceptibles d’être modifiés).    </p>
<p>&nbsp;* <strong><i>L’excédent brut d’exploitation (EBE) au 2<sup>ème</sup> trimestre s’est inscrit en recul de -2,7% par rapport au trimestre précédent</i></strong>, compte tenu à la fois de la quasi-stagnation de la valeur ajoutée (+0,2%), et d’une progression encore soutenue des rémunérations (+1,3%) et des impôts indirects (+2,1%). D’où <strong><i>une baisse  du taux de marge de 0,9 point de valeur ajoutée entre le 1er et le 2<sup>ème</sup> trimestre 2011, tombé à 28,9%, taux le plus bas depuis le 1<sup>er</sup> trimestre 1986. </i></strong> :  </p>
<p>  Au-delà des aléas trimestriels, le taux de marge moyen au 1er semestre 2011 s’établit à 29,3%, inférieur de 2,5 points à celui de 2007. De fait, les entreprises ne sortent pas indemnes de la crise :   en moyenne annuelle, l’EBE a baissé de -4,5% entre 2007 et le 1<sup>er</sup> semestre 2011. Dans le même temps, les rémunérations ont augmenté de +7,8%, soit 2,3 fois plus vite que la valeur ajoutée.  </p>
<p> * Cette baisse du taux de marge se retrouve dans la baisse du taux de profit avant distribution, inférieur de 8% à son niveau de 2007. C’est le résultat de la forte chute de l’autofinancement (épargne brute) (-5,4% entre le 1er et le 2<sup>ème</sup> trimestre), qui a enregistré son cinquième trimestre consécutif de baisse. Sa part dans la valeur ajoutée est  tombée de 16,6% à 13,8% entre 2007 et le premier semestre 2011.   </p>
<p> Le <strong><i>redressement des investissements s’est poursuivi au 2<sup>ème</sup> trimestre 2011</i></strong> (+0,6% sur le 1er trimestre), retrouvant leur niveau de 2007, mais pas encore leur point haut de 2008. En pourcentage de la valeur ajoutée, l’effort d’investissement des sociétés (19,2% au 2<sup>ème</sup>  trimestre), un peu inférieur à celui du 2<sup>ème</sup> trimestre 2008, a retrouvé le précédent point haut de l’été 2000.  </p>
<p> Cette remontée des investissements et ce recul de l’autofinancement expliquent la <strong><i>chute du taux d’autofinancement</i></strong> de 74,4% à 69,9% entre le 1<sup>er</sup> et le 2<sup>ème</sup> trimestre. La moyenne du premier semestre (72,2%) est ainsi inférieure de 12 points  à celle de 2007, elle-même inférieure de plus de 2 points à la moyenne de long terme. </p>
<p> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_1-graph_v2.jpg" alt="la chute du taux d’autofinancement de 74,4% à 69,9% entre le 1er et le 2ème trimestre" /> </p>
<p>
<hr />
<p> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_2-graph.jpg" alt="Comptes nationaux des ménages au 2ème trimestre 2011 : hausse du pouvoir d’achat, remontée de l’épargne" /></p>
<p>&nbsp;* D’après les résultats détaillés des comptes nationaux trimestriels que vient de publier l’INSEE, le <strong><i>pouvoir d’achat des ménages en termes de revenu disponible brut (RDB) s’est accru</i></strong>. En effet, leur RDB a enregistré une hausse de 1,2% au 2<sup>ème</sup>  trimestre 2011 par rapport au trimestre précédent (après +0,9% au 1<sup>er</sup> trimestre 2011 et au 4<sup>ème</sup> trimestre 2010). </p>
<p>Compte tenu de la hausse de l’indice des prix à la consommation (+0,5%), <strong><i>le pouvoir d’achat du RDB s’est accéléré au 2ème trimestre : +0,7%, après +0,1% au premier</i></strong>. Cette hausse globale du pouvoir d’achat recouvre notamment des gains de pouvoir d’achat de +0,5% en termes de prestations sociales (après stagnation au 1<sup>er</sup> trimestre) et de +0,4% en termes de salaires (secteurs privé et public confondus) (après +0,3%). </p>
<p> * Au-delà des aléas trimestriels, <strong><i>le pouvoir d’achat du RDB s’est fortement accru au 1er semestre 2011</i></strong>, alors que les prestations sociales, qui représentent près du tiers du RDB, ont ralenti en liaison avec la fin du plan de relance. Dans le même temps, la hausse du pouvoir d’achat de la masse des salaires (près de 60% du RDB, tous secteurs confondus) s’est accélérée (+1,2% après +0,5% en 2010).  </p>
<p> Depuis 2007, <strong><i>les revenus des ménages ont continué de progresser plus vite que la production</i></strong>. En effet, le PIB en volume a tout juste retrouvé son niveau de 2007 tout en restant encore inférieur à son point haut de 2008, alors que le RDB en pouvoir d’achat s’est accru de près de 10% par rapport à 2007. Cette montée du RDB s’explique très largement par celle des prestations sociales (+16%). Dans le même temps, les salaires ont augmenté de 8,5%. </p>
<p>  * Malgré ces gains de pouvoir d’achat, la consommation s’est contractée au 2<sup>ème</sup> trimestre 2011 ce qui s’explique en partie par <strong><i>un taux d’épargne qui est remonté à 17</i></strong>% (+1,1 point par rapport au 1<sup>er</sup> trimestre 2011), c’est-à-dire à son plus haut niveau de l’été 2009. Le taux d’épargne financière (représentant moins de la moitié du total), pour sa part, est passé de 6,5% à 7,6%, dépassant ainsi de deux points son niveau de 2007.   </p>
<p>  <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_2-graph_v2.jpg" alt="" />  </p>
<p>  Le taux d’épargne en France dépasse de plus de 2 points sa moyenne de longue période. Ce constat laisse penser qu’il existe encore de la « réserve » pour soutenir la consommation, surtout dans une période de conjoncture difficile. D’ailleurs, la dernière enquête de l’INSEE auprès des ménages (septembre 2011) montre, de fait, que ces derniers paraissent, à la rentrée, moins enclins à épargner.  </p>
<hr />
<p>  <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_3-graph_02.jpg" alt="Dette publique à la fin du 2ème trimestre 2011 : +101 milliards d’euros par rapport à la fin 2010" /></p>
<p>* La dette publique de Maastricht (brute) s’est établie à <strong><i>1 693 milliards d’euros</i></strong> à la fin du 2<sup>ème</sup> trimestre 2011, soit <strong><i>86,2% du PIB</i></strong>, atteignant ainsi un nouveau record. Elle se répartit comme suit : 79,1% pour l’Etat, 0,6% pour les organismes divers d’administration centrale, 9,1% pour les collectivités territoriales et 11,2% pour les administrations de sécurité sociale.  </p>
<p> * <strong><i>Au cours du 1er semestre 2011, la dette s’est alourdie de 101 milliards d’euros (+6,4%)</i></strong>. Cette hausse recouvre une augmentation de l’endettement de l’Etat (+94 milliards) et de celui des administrations de sécurité sociale (+18 milliards) partiellement compensée par la baisse de la dette des organismes divers d’administration centrale<sup>1</sup>  (-4 milliards) et de celle des collectivités territoriales (-7 milliards).     </p>
<p>  * Sur moyenne période, <strong><i>ces derniers chiffres confirment l’ampleur du choc de la récession sur les finances publiques, quand on les compare à ceux de 2007</i></strong>. La dette publique s’est en effet accrue de +481 milliards (+40%). Sachant que cet alourdissement de la dette est le fait de l’ensemble des administrations publiques (à l’exception des organismes divers d’administration centrale) mais avec des ampleurs différentes : +44% pour l’Etat, +14% pour les collectivités territoriales, +57% pour les administrations de sécurité sociale.  </p>
<p>  <sup>1</sup> « <span><sub>Dans les comptes nationaux, les organismes divers d’administration centrale (ODAC) regroupent des organismes auxquels l’Etat a donné une compétence fonctionnelle spécialisée au niveau national. » INSEE.  Exemples : Pôle emploi, Météo France, CNRS, etc</sub>.</span>  </p>
<hr />
<p> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_4-graph_02.jpg" alt="Demandeurs d’emploi en août 2011 : -0,1% sur un mois, +2,3% sur un an" /></p>
<p>&nbsp;* Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans emploi), pour la seule France métropolitaine, a baissé de -0,1% en août 2011 après trois mois de hausse. Ce qui représente 2,75 millions de chômeurs. <br /> Si l’on considère également les demandeurs d’emploi en activité réduite, le nombre total de demandeurs d’emploi (catégories A, B et C) s’est accru de +0,5%.   </p>
<p> Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi sans emploi a enregistré une hausse de 2,3% (+4,3% pour les catégories A, B et C). Les plus fortes progressions sont enregistrées, d’une part, chez les femmes (+4,7%) et, d’autre part, chez les 50 ans ou plus (+13,5%). En revanche, quasi-stabilité pour les hommes et pour les demandeurs d’emploi âgés de 25 à 49 ans, baisse chez les moins de 25 ans.  </p>
<hr />
<p> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_5-graph.jpg" alt="Climat des affaires en Allemagne en septembre 2011 : des perspectives en baisse pour le 7ème mois consécutif" /></p>
<p>&nbsp;* L’indice synthétique IFO du climat des affaires en Allemagne a enregistré sa troisième baisse consécutive en septembre 2011 ; même si, ce mois-ci, la baisse est de moins grande ampleur.   </p>
<p>    Cette baisse recouvre :</p>
<p> -	s’agissant de la <i>situation instantanée</i>, une quasi-stagnation de l’indice après 2 mois de baisse, mais qui reste à un niveau élevé (celui de l’hiver dernier) : </p>
<p> -	s’agissant des <i>perspectives</i>, la poursuite du repli (7<sup>ème</sup> mois consécutif de baisse), l’indice étant maintenant revenu à son niveau de l’été 2009, en dessous de sa moyenne de longue période. </p>
<p> Cette dégradation du climat des affaires en Allemagne confirme le ralentissement en cours et attendu de l’activité tant en Allemagne que dans le monde, l’économie allemande étant tributaire de la demande mondiale.  </p>
<hr />
<p> <img src="http://medef-hautes-falaises.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/50cc2_6-graph.jpg" alt="Cours des matières premières à la rentrée 2011 : une baisse accélérée qui laisse supposer un ralentissement plus marqué de l’économie mondiale" />  </p>
<p>&nbsp;La baisse du <strong><i>cours de l’or</i></strong> ces dernières semaines (-16% au cours du mois de septembre) semble moins correspondre à une évolution spontanée du marché qu’aux effets des mesures techniques prises à Chicago pour enrayer la spéculation. Cette dernière avait conduit au niveau historiquement élevé de près de 1 900 dollars l’once le 5 septembre 2011 (+412 dollars l’once par rapport au 1<sup>er</sup> juillet 2011, soit +28%). <br /> Néanmoins, ce mouvement de repli concerne également les autres produits de base.   </p>
<p>&nbsp; * Tout d’abord, le cours des matières premières industrielles en dollars s’est réduit de 12% entre le 9  et le 29 septembre 2011 (-10% en euros). Ceci reflète : </p>
<p> -	d’une part, un ralentissement de l’économie mondiale, confirmé par les indices PMI industriels, un peu partout dans le monde, et notamment en Chine ; </p>
<p> -	d’autre part, un désengagement possible de ces marchés de la part des établissements financiers (besoin de liquidités). </p>
<p>&nbsp; * Dans le même temps, le<b> <i>prix du pétrole</i></b> (Brent) en dollars s’est réduit de -8% entre le 16 et le 29 septembre 2011, passant de 115 à 106 dollars le baril (-7% en euros).   </p>
<p> Quelque peu préoccupante, cette baisse des cours des matières est toutefois <strong><i>bénéfique aux pays consommateurs</i></strong> (ménages entreprises). Elle est cependant moins forte pour les pays européens en raison de la baisse simultanée du change de l’euro par rapport au dollar.<br />  Même si l’euro s’apprécie depuis quelques jours, il s’est en effet déprécié au cours du mois de septembre, passant de 1,45 dollars le 31 août à 1,34 dollars le 23 septembre, soit une baisse de 7%. Cette baisse de l’euro est évidemment favorable aux entreprises exportatrices européennes dans une conjoncture difficile, où la<i> <b>compétitivité-prix</b></i> devient plus importante. Il reste que la parité actuelle de l’euro est toujours très élevée et supérieure au change jugé, par la plupart des experts, réaliste en termes de compétitivité. </p>
<p><a href="http:/fileadmin/www.medef.fr/documents/ActuEco/20110926/20112609ActuEco_01.pdf" title="MEDEF Actu-Eco de la semaine du 26 septembre 2011" target="_blank"><br />Consulter l&#8217;Actu-Eco au format PDF</a> </p></p>
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		<item>
		<title>REACH : l’ECHA lance une consultation publique sur 20 substances préoccupantes</title>
		<link>http://medef-hautes-falaises.com/reach-l%e2%80%99echa-lance-une-consultation-publique-sur-20-substances-preoccupantes.html</link>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:04:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>medef-hautes-falaises</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ECHA, Agence européenne des produits chimiques, a lancé une consultation publique relative à 20 substances jugées extrêmement préoccupantes (SVHC) dans le cadre de REACH. A l&#8217;issue de cette consultation, ces substances pourraient rejoindre la liste des substances candidates à autorisation. La liste comprend à ce jour 53 substances, en attente de classement à l&#8217;annexe XIV [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b><span>L’ECHA, Agence européenne des produits chimiques, a lancé une consultation publique relative à 20 substances jugées extrêmement préoccupantes (SVHC) dans le cadre de REACH. A l&#8217;issue de cette consultation, ces substances pourraient rejoindre la liste des substances candidates à autorisation.</span></b></p>
</p>
<p><span>La liste comprend à ce jour 53 substances, en attente de classement à l&#8217;annexe XIV du règlement, qui signifie leur interdiction de mise sur le marché sauf autorisation de l&#8217;ECHA. Les entreprises qui demanderont cette autorisation devront envoyer un dossier à l&#8217;ECHA accompagné d’un rapport sur la sécurité chimique relative aux risques associés aux propriétés qui ont entraîné l&#8217;inclusion de la substance dans le système d&#8217;autorisation et une analyse des alternatives possibles. Pour chaque demande, elles devront s&#8217;acquitter d&#8217;une redevance allant de 7 500 euros à 50 000 euros en fonction de leur taille.</span></p>
<p><span></span><span>A ce jour, six substances « extrêmement préoccupantes » ont été inscrites à l&#8217;annexe XIV (5-ter-butyl-2,4,6-trinito-m-xylene (musk xylène), 4,4&#8242;-diaminodiphenylmethane (MDA), hexabromocyclododecane (HBCDD), bis(2-ethylexyl) phtalate (DEHP), benzyl butyl phtalate (BBP) et dibutyl phtalate (DBP)).</span></p>
<p><i><b>Pour en savoir plus :</b></i></p>
<p><a href="http://echa.europa.eu/consultations/authorisation/svhc/svhc_cons_en.asp" target="_blank">&gt;&gt; Consulter le site de l&#8217;ECHA</a></p>
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		<title>Nouvelles de Bruxelles</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 13:04:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>medef-hautes-falaises</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Relance de l’intégration économique européenne, gouvernance économique, taxe sur les transactions financières, accord européen sur le Fonds de sauvetage grec, appel à l’embauche de stagiaires, Union pour la Méditerranée et Partenariat oriental, événement MEDEF-B20 au Parlement européen… José Manuel Barroso pour une relance ambitieuse de l’intégration économique européenne Devant les eurodéputés, le président de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span><strong>Relance de l’intégration économique européenne, gouvernance économique, taxe sur les transactions financières, accord européen sur le Fonds de sauvetage grec, appel à l’embauche de stagiaires, Union pour la Méditerranée et Partenariat oriental, événement MEDEF-B20 au Parlement européen…</strong></span></p>
</p>
<p><b>José Manuel Barroso pour une relance ambitieuse de l’intégration économique européenne </b></p>
<p>Devant les eurodéputés, le président de la Commission a annoncé des initiatives pour stimuler la croissance et assurer à la fois stabilité financière, discipline et solidarité. En particulier 1) une représentation extérieure unique de la zone euro 2) des «stability bonds» en attendant des éventuels « euro bonds » sous réserve d’une discipline stricte à l’intérieur de la zone 3) l’application du Pacte Euro +, adopté en mars 2011 qui prévoit des engagements chiffrés de compétitivité des Etats membres 4) la mise en oeuvre effective des grands dossiers : marché intérieur (en particulier directive services), programmes d’investissements avec des «project bonds», innovation, compétences 5) la poursuite des réformes nationales, en particulier retraite et marché du travail. </p>
<p><b>Gouvernance économique : vote décisif du Parlement européen </b></p>
<p>Le « Six pack », un ensemble de six textes renforçant la gouvernance économique européenne a été adopté le 28 septembre. Le dossier sera définitivement clos après l’accord du conseil des ministres des Finances du 4 octobre. Il s’agit de renforcer le Pacte de stabilité et de croissance pour assurer des sanctions plus efficaces, mais aussi de mieux prévenir les déséquilibres macro-économiques. Le texte améliore la coordination des politiques économiques et budgétaires. </p>
<p><b>Taxe sur les transactions financières : la Commission adopte une proposition législative </b></p>
<p>La Commission a présenté le 27 sa proposition. Sont concernées toutes les institutions financières dès lors qu’au moins un établissement financier participant à la transaction est établi dans l’UE, même si la transaction a lieu hors de l’UE. Taux minima envisagé 0,1% sur actions et obligations, et 0,01% sur produits dérivés et produits financiers structurés. Recettes attendues : 57 milliards d’euros par an. Le projet sera discuté au Conseil européen du 17 octobre et présenté au sommet du G20 à Cannes les 3 et 4 novembre. </p>
<p><b>L’Allemagne ratifie l’accord européen sur le Fonds de sauvetage grec </b></p>
<p>Le Bundestag, par 523 voix sur 620, a donné son feu vert le 29 septembre au nouveau Fonds européen de Stabilité Financière. Cet instrument, doté de 440 milliards d’euros, est une pièce essentielle du plan de sauvetage financier décidé en juillet dernier. L’accord des 17 pays membres de la zone euro est nécessaire. A ce jour France, Belgique, Grèce, Irlande, Italie, Portugal, Espagne, Luxembourg, Finlande et Slovénie ont ratifié. L’Autriche et Chypre se prononceront dans les tout prochains jours. Le Président de la République allemand a personnellement exhorté la Slovaquie, le plus réticent, à donner son accord rapide. </p>
<p><b>La Commission appelle solennellement les chefs d’entreprise à embaucher des stagiaires </b></p>
<p>Dans son discours sur l’état de l’Union, au Parlement de Strasbourg, le président de la Commission José Manuel Barroso a lancé un appel aux entreprises face aux «problème social le plus urgent à résoudre». Il rappelle que le Fonds social européen peut soutenir les efforts des entreprises qui embaucheront des stagiaires. 20% de jeunes Européens sont sans travail. </p>
<p><b>Union pour la Méditerranée au Sud, Partenariat oriental à l’Est </b></p>
<p>La Pologne, qui préside ce semestre l’Union européenne, organisait le 29 et 30 septembre un sommet du «Partenariat oriental», à Varsovie. Cette initiative qui concerne Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Géorgie, Moldavie et Ukraine est la réplique orientale du processus d’Union pour la Méditerranée. Il s’agit d’offrir à ces pays, issus de l’ex-URSS, une perspective d’adhésion à l’Union et de suppression, sous conditions, des visas d’entrée. </p>
<p><b>Evènement Medef-B20 au Parlement européen le 19 octobre </b></p>
<p><span>Le Medef organise à Bruxelles une rencontre entre les organisations patronales et entreprises des pays du G20 et les eurodéputés.</span></p>
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